11 avril 2012

...et de trois...

Apres avoir sillonné quelques branches du Mékong dans son delta, nous devions reprendre la route pour retrouver Saigon et son aéroport. Nous laissons donc le sud de ce long pays derrière nous pour atterrir, à sept heure du soir, à Da Nang. Des routes moins éclairées et moins encombrées que la grande sœur du sud nous accueillait. Connaissant assez bien cette ville, je voulais faire découvrir au palais de ma sœur un de mes plats préférés du Vietnam, les Banh Cuon (rouleaux à la vapeur), mais LA petite gargouille spécialisée pour ce plat, avait terminé son stock journalier… Donc, nous nous dirigions  vers notre hôtel, Fusion Maia, au long de la plage My Khe.
                                                   
 Un accueil de vrai VIP nous attendait à notre arrivée et nous découvrions notre demeure pour quatre nuits… La mâchoire nous tombait en arrivant à notre villa ; mais oui, chaque chambre est une villa avec piscine privée… On nous a « upgradė » et nous nous retrouvions dans une villa de plus de 200m2 avec deux chambres à coucher, deux salles de bain, salon et cuisine… Comment utiliser un tel espace a deux ? En plus, le tout était bien plus grand que notre appartement ici à Singapour. Mais bon, on ne va pas se plaindre, profitons ! Un petit weekend en amoureux s’impose, non ?
                                                 
Dans un ancien poste je vous parlais déjà de cet hôtel avec sa grande particularité ; tous les traitements du SPA sont inclus dans le prix de la chambre ainsi que le buffet somptueux du petit déjeuner ! Mais oui, vous lisez bien, SPA à volonté durant le séjour ! Le rêve absolu ! Un cadre magnifique au bord d’une énorme plage profonde et longue d’au moins 25 km et extrêmement peu fréquentée, une navette vous transportant 3x par jour à Hoi An, la petite ville protégée par l’UNESCO, les grottes des Montagnes de Marbre ainsi que de la ville de Da Nang. A ne pas oublier, deux terrains de golf à proximité pour entrainer votre handicap et de pouvoir justifier un certain nombre de massage après l’effort.
Nos cinq jours étaient plus qu’occupés ! En vrac notre programme : SPA – My Son – Tailleur – SPA – Cours de cuisine – SPA – Hoi An de jour – SPA – Hoi An de nuit – Gastronomie locale – SPA – Montagne de Marbre – Marches sur la plage – SPA… Pas le temps de s’ennuyer ou s’enliser sur la table de massage, il fallait y aller ! Du coup, je ne vais pas pouvoir finir mon récit sur le centre du Vietnam, trop de choses vécu, trop d’images à gérer. Je m’arrête à la visite de Hoi An pour aujourd’hui.
Notre guide nous amenait à travers de petits passages et les routes principales de l’ancien Hoi An (anciennement appelle Fai Fo) en nous expliquant le passé  port- marchande de cette bourgade. De temple en temple, d’une ancienne maison à une autre et d’un côté du pont japonais à l’autre, nous nous efforcions de ne pas l’embêter avec nos envies de shopping. La partie ancienne de Hoi An est, aujourd’hui, complétement envahie de boutiques et de restaurants/bar ; un peu trop à mon gout. Il nous dénichait un atelier de couture (ou il touchera sa commission bien sûr) et nous attendait patiemment durant les prises de mesures et choix d’étoffes.
 De retour au bercail, un massage/soin  s’imposait avant de prendre la navette pour aller découvrir, sans guide, le Hoi An nocturne. Wow, la quantité de touristes qui déambulaient dans ces ruelles !! Encore plus que de jour ! Heureusement nous avions anticipé et avions réservé notre table au MorningGlory, si non, on aurait dû se contenter d’un quelconque restaurant (il y en manque pas, mais si on ne connait pas…) La, enfin, j’ai pu me régaler avec des Banh Cuon et d’autres spécialités.
Pour digérer, il suffisait de flâner d’un cote du pont à l’autre en régalant nos yeux avec les lanternes multicolores qui se vendaient un peu partout. (une spécialité de Hoi An, on peut trouver des ateliers où elles sont fabriquées.)
Leur lueur se reflétant dans la rivière coulant tout au long de la vieille ville. De petits lampions en papiers naviguaient sur ses flots, emportant les vœux de celles et ceux qui les ont déposé sur l’eau.

9 avril 2012

Cafe-blogueuse

Un grand merci à toutes ces dames qui se sont déplacées pour participer à mon Cafe-Blogueuse ! Je dirai que c’était un succès, non ? Mon invitée d’honneur, Anne Genetet, a pu attirer l’attention de ces dames avec ses explications sur les démarches d’engager une aide au ménage et a pu apporter à quelques-unes des réponses utiles.
C’était surtout génial de pouvoir mettre un visage sur le nom d’un blog que je lis très régulièrement et de découvrir de nouveaux blogs ! Un exercice à refaire régulièrement pour continuer à développer son réseau social si loin de la patrie.
Si vous avez un compte facebook et vous vivez à Singapour, n’hésitez pas à vous inscrire au groupe « SingapourNanas ». Une source d’informations utiles et une superbe plateforme d’échanges d’adresses, d’expériences et tuyaux en tout genre.

Café blogueuse à Singapore


Ca y est, le dernier café blogueuse date au moins de deux ans, c’est le moment de le refaire.

On lit les postes des autres, en écris soi-même, met des commentaires chez les uns et les autres, mais, on ne s'est jamais rencontré ! Donc, c’est un bon moyen de faire connaissance hors toile.
Cette fois-ci je rajoute une particularité ; un orateur et quelques dames « non-blogueuse », mais lectrices.
J’ai fait la connaissance d’une française, médecin-journaliste, ayant créé une société à Singapour .
Elle partagera un moment avec nous pour présenter sa société. La plupart entre vous a engagé une « helper » et, venant d’Europe, nous ne sommes pas habitués  à avoir une employée toute la journée avec nous. Ses informations pourront peut-être vous aider à mieux gérer la situation. Je lui ai proposé d’apporter le livre qu’elle a édité à ce sujet ; vous auriez l’occasion de l’acheter directement sur place.
Je serai heureuse de vous recevoir chez moi ou, selon le nombre de participant, dans notre « function room ».
Jeudi 5 Avril 2012 à 10h
Pour une meilleure organisation, je vous prie de m’annoncer votre présence via email !
Je me réjouis déjà de vous rencontrer et d’ici là, meilleures salutations et encore pleins de bonnes idées à faire partager dans votre blog !
N’ayant pas toutes les adresses emails de blogueurs dans la cité du lion, je vous prie de faire parvenir l’invitation à vos connaissances. Je vous en remercie par avance.



2 avril 2012

…Et de deux…

Après trois jours dans la grouillante ville de Saigon (et un tas de shopping…), nous voilà parties pour découvrir une partie du delta du Mékong. Bien sûr, il nous avait été impossible de parcourir les       55 000km2 représentant le delta et de saluer les quelques 18 millions d’habitants. Mais oui, c’est le potager/grenier/réservoir d’une grande partie du Vietnam. Les neufs branches (neuf tigres) qui s’écoulent dans cette région, alluvionnent fortement les terres et les rend très fertiles. Jusqu’à trois récoltes de riz par ans sont possibles ! Mais, selon notre guide Antony, trois récoltes sont trop, elles épuisent inutilement le sol et le grain de riz perd un peu de sa valeur du fait qu’il devient, à chaque récolte, un peu  plus petit.


Sur de belles routes, nous avancions d’un bon rythme vers Cai Be, en s’arrêtant de temps en temps pour s’imprégner des paysages ou la récolte de riz battait son plein. A chaque arrêt nous étions accueillies par des sourires ! Pourtant, nous, les deux femmes blanche, confortablement installées dans un minibus (mais oui, que pour nous…) semblent être si fortunée comparait aux habitants locaux, mais une de leur richesse est leur sourire et leur calme avec lequel ils abordent leur quotidien. Ils prennent encore le temps à se prélasser dans un hamac, ils ne courent pas comme des poules égarées d’un endroit à l’autre. On devrait en prendre exemple ; mais c’est difficile à pratiquer, car notre société si développée(…)nous dicte un rythme effréné.
On nous déposa à un débarcadère pour attendre notre bateau qui nous amènera au milieu du marché flottant de Cai Be. Bouche bée, nous découvrions ce bateau local, transformé à recevoir des touristes… Il portait bien son nom : Cai Be Princess. Et ma sœur et moi nous nous sentions effectivement comme des princesses…
On était éblouie par ce service, mais, un peu de mauvaise conscience nous rongeait en voyant la vie des locaux se défilant devant nos yeux. On se sentait comme des voyeurs… Ces gens habitent dans des cabanes sur pilotis tout au long des berges et l’eau du Mékong leur sert à tout faire : se baigner, laver la vaisselle, laver leur linge, leur fruits et légumes, etc. Puis, nous deux, sur notre embarcation de luxe, armées de nos appareils photos…Ca nous montre a quel point nous menons une vie privilégiée ! (pas dans tout, car leur calme, ce serait bien une des  choses dont nous voudrions avoir un peu plus…)



Au fil du fleuve, nous découvrions leur rythme de vie, leur commerce de bateau en bateau, leur service de taxi-bateau, leurs ferries surchargés par vélos, motos, balanciers, etc., leurs potagers sur la berge du fleuve, les usines traitant le riz, les briquetiers, les ateliers où on tisse les nattes pour couvrir les maisons, les ménagères vacantes a leurs tâches quotidiennes au bord de l’eau, les hommes réparant les digues qui étaient endommagées lors de la dernière crue, les énormes bateaux transportant la balle de riz qui servira comme combustible dans les fours des briquetiers, des scieries et tout un tas de magasins vendant des objets utilitaires pour la vie au long de l’eau. Parfois on se faisait dépasser par un long bateau avec, à son arrière, une longue tige avec une hélice au bout, un mixer, comme je l’appelle…
A un tournant du fleuve, notre Cai Be Princesse s’arrêta pour aller découvrir une demeure d’un propriétaire terrien du début du 19ième. Bien cachée dans un jardin luxuriant, une belle maison aérée se présentait à nous. Qui aurait pensé de trouver de telles bâtisses dans cette région ? Mais oui, les français, lors de leur longue colonisation du Vietnam, ont laissé leurs traces et, heureusement, on peut encore trouver un grand nombre de belles maisons, beaucoup d’entre elles bien restaurées, tout au long du pays.
L’estomac commençait à donner des signes de manques, et nous arrivions à une nouvelle surprise ! Perdu au milieu de la jungle locale se cachait une autre demeure, un restaurant ; mais oui, des agences de voyages (ne me demandez pas lesquelles) ont fait reconstruire une maison selon les plans des vieilles demeures françaises. Une vraie merveille et une cuisine non négligeable ! Tout le personnel était vêtu de la robe traditionnelle vietnamienne l’Ao Dai (dit Ao iai). Pantalon blanc, tunique en velours noir, collier de « perles » et chignons recouvert d’un filet. On se sentait au temps de l’enfance de Marguerite Duras.


 
Notre promenade fluviale se terminait gentiment et le chauffeur, qui nous attendait à un débarcadère, nous conduisait à notre hôtel dans la plus grande ville du delta, Can Tho. Encore une fois, Buffalo Tours avait fait un bon choix et nous pouvions nous prélasser et digérer toutes ces images qui se sont accumulées au long de la journée. Car, le lendemain, une nouvelle sortie fluviale nous attendait, plus tôt le matin, pour s’imprégner de l’atmosphère du marché flottant de Can Tho.
L’activité ce matin-là était plus frénétique, car nous arrivions plus tôt au marché que la veille. C’était un désordre organisé ! Les embarcations affichent sur une longue tige les produits qu’ils vendent, les grossistes, dont certains sont aussi des producteurs. A leur côté on découvre de plus petites embarcations, les acheteurs qui, ensuite, filent sur un des nombreux marchés locaux pour proposer les produits tout juste achetés sur le fleuve. Antony nous amenait dans un de ces marchés et le bruit, les couleurs et variétés de produits nous faisaient tourner la tête ! Quelques belles rencontres se faisaient lors de ce tour et les marchandes du delta n’étaient pas avares avec leurs sourires, surtout quand on leur montrait leur propre portrait sur le petit écran de nos cameras !


 


 


 Vous allez certainement penser que nous suffoquions sous les odeurs dans cette chaleur moite ; mais non, du tout ! La marchandise étant si fraiche et vue l’heure matinale, point de mauvaise odeur dans l’air, même en traversant les échoppes des poissonnières et de viande ! La dernière visite de la journée était la maison où avait été tourné le film « L’Amant » de J.-J. Anneaud. Cette visite n’est pas spectaculaire, mais elle a rempli la journée. Demain sera un autre jour, l’histoire de notre voyage se poursuivra dans le centre du pays.

30 mars 2012

Vingt ans (et de un)

1992-2012. Depuis vingt ans j’ai la chance de parcourir le pays d’origine de mon mari, le Vietnam. Mon dernier voyage date de la semaine dernière et j’étais accompagnée d’une de mes sœurs. Elle me disait qu’elle avait envie d’aller sillonner les routes vietnamiennes après avoir entendu parlé depuis tant d’année. Chose faite. Avec  Buffalo Tours, une agence vietnamienne très efficace, j’ai concocté un parcours du sud vers le centre du pays. C’est la première fois que je voyage avec cette agence, je voulais essayer une nouvelle ; pourtant, j’étais toujours très satisfaite avec Exotissimo. Mais maintenant je peux proposer deux agences, toutes les deux très efficaces et sérieuses.
Ce voyage était tout de même particulier pour moi ; je voyageais seule avec sœur, guide et chauffeur ; pas de mari qui servait de traducteur. Mais tout allait merveilleusement bien et les quelques mots de vietnamien que je connais entre temps m’ont été très utiles. Même avec mes belles-sœurs je me suis débrouillée toute seule, pourtant, il y a qu’une qui parle un peu l’anglais… On a bien rigolé !
Saigon, la capitale économique du pays ; elle vibre, elle grouille, presque 24h sur 24h. On ne peut pas s’y ennuyer ; rien que d’être assis dans une voiture (ou à l’arrière d’une mototaxi « Xe om ») on ne sait pas ou regarder, tellement il y a du trafic. Observer le trafic ? Mais oui, il faut le voir pour le croire ; ça marche un peu comme une fermeture éclair, peu importe si il y a des feux de circulations. Etonnement, on rencontre que très peu d’accident ou d’accrochage, pourtant, les deux roues frôlent continuellement les carrosseries des voitures (pas forcement en la touchant). Vu la densité du trafic, ils ne peuvent pas vraiment conduire vite, donc, chacun s’enfile comme il le peut.
Pour traverser une route, là aussi il faut « s’accrocher » et oser ! Première règle : NE JAMAIS COURIR en la traversant ; regardez le conducteurs (plutôt les conducteurs…) dans les yeux et avancer lentement. Mais oui, c’est comme ça que ça marche. Aujourd’hui, au centre-ville de Saigon, il y a même une brigade en uniforme « vert caca d’oie » qui sont uniquement là pour aider les touristes à traverser les routes ! Ne refusez pas leur aide, ils sont si fières de pouvoir rendre service.
Culturellement parlant, il y a que très peu de choses à découvrir à Saigon (officiellement appelle Ho Chi Minh City, mais je n’arrive pas à l’utiliser…). Mais à la place, il y a du shopping à faire !! Bien sûr, aujourd’hui on trouve les mêmes enseignes que dans d’autres métropoles, ce n’est pas de ce genre de shopping que je parle. Il y a un peu partout de boutiques plus ou moins jolies proposant de l’artisanat vietnamien, des galeries d’art ou on déniche des copies de grands Maitres et des créations locales. Mais, Buffalo Tours nous a quand même fait visiter quelques anciens temples dispersés un peu partout dans la ville.
Le célèbre marché couvert de Bin Thanh est devenu, à mon opinion, une attrape touristique. Il a bien perdu de son charme d’antan. Mais, du coup, les allées ont été aérées et on ne suffoque plus comme avant.
Puis, deuxième règle très importante, MARCHANDEZ !! Commencez à réduire le montant par la moitié et attendez. Comme dans d’autres pays, c’est presque devenu un jeu, il faut le jouer pour ne pas se faire « traire comme une vache à lait ».
Si vous avez que peu de temps et vous désirez découvrir un maximum, je vous conseille vivement l’aide d’une agence (voir plus haut les noms). Online vous organisez tout avec eux, vous payez et ensuite, plus de soucis. Vous êtes cherchez et déposez à l’aéroport, pris en charge depuis votre hôtel pour tous les tours que vous avez prévu et, pour profiter encore plus, demandez la demi-pension ! Pourquoi ? Ceci vous permettra de déguster des plats locaux que vous n’auriez probablement jamais commandés sur une carte, mais une fois devant vous, vous n’y résisteriez pas ! Je vous assure, l’une comme l’autre des deux agences vous amène toujours dans de jolis endroits avec un bon choix de plats.