29 octobre 2014

Un peu de pub

Qu’est-ce qu’une Maman ne fait pas pour ses enfants ! Mais soyons honnête, c’est juste normale.
Donc, je fais la pub pour la petite entreprise de notre ainée. En « selfmade women » elle s’était lancée à la création et design de bijoux de mode. Ça fait  plusieurs années maintenant, mais comme « gagne-pain » depuis bientôt sept ans il me semble. Sans aide et soutien de toute la famille, c’est difficile, raison pour laquelle je l’aide tant que je peux.
Actuellement et juste à la mi-novembre, je propose une vente privée à notre domicile à Singapour. Sur rendez-vous, plus simple pour vous et pour moi. Si ces quelques images de ses créations vous inspirent, n’hésitez pas à me contacter via un message pour que je puisse vous donner les indications nécessaires pour me trouver. Venez regarder, toucher et essayer ces bijoux si légers et élégants fait en corne de buffle et vache, complétés avec des pierres semi-précieuses, de l’argent, de laiton et de la laque.
Ses ventes privées en Europe sont agendées à Genève du 20-22 novembre et à Paris autour du 5-6 décembre ; les détails, vous les trouverez sur sa page web. Je vous laisse à la découverte de sa page.

27 octobre 2014

Ballade

Malgré que nous vivons à Singapour depuis plus que six ans, il y a encore des coins à découvrir sur cette ile de 700km2, et on en a pas encore terminé.

Hier nous sommes allés à la mer… je sais, ça sonne bizarre comme nous vivons sur une île. Mais, comme je le dis souvent, je n’ai pas cette sensation de vivre au bord de la mer ; il n’y a pas son odeur iodé dans l’air, je ne la vois pas facilement et si je la vois, l’horizon est « bouché » par des centaines de bateaux de transport maritime ancrés au large en attendant l’entrée dans le port de containers ou de pouvoir approcher une des raffineries pas loin du rivage.
Nous sommes allés sur la rive est de l’île, tout près de l’aéroport, à Changi Village. Ce lieu est chargé d’histoire, surtout à cause de la 2ème guerre mondiale, entre autre un lieu de débarquement des japonais. On y trouve des mémoriaux et musée pour rappeler cette période cruelle sur cette petite île. Mais, étant accompagnés d’une Maman et sa fille de cinq ans, nous ne voulions pas plonger dans cette histoire-là, non, nous voulions juste nous promener au bord de la mer et écouter les vagues.


Depuis le terminal des bateaux pour vous amener à Pulau Ubin, île singapourienne au large, un « boardwalk » a été aménagé. Il vous fait longer la côte sur plus que deux kilomètre et est facile pour vos bambins à faire en tricycle ou trottinette. On avance sur la côte, passant devant le « Changi Sailing Club », devant des rangés de chalet à louer pour le weekend (nous pensons que c’est surtout bien utilisé par les singapouriens vivant dans les HDB (HLM) sans balcon), le Changi Beach Club et de nombreux pêcheurs essayant leur bonheur depuis les pontons. Une brise vous accompagne tout au long de la promenade qui est partiellement ombragée par une dense végétation si bien connue à Singapour.
Prévoyez un arrêt brunch ce jour-là ! A la fin du parcours, après avoir retrouvé la route, il vous reste quelques mètres à parcourir avant de vous assoir dans un restaurant très fréquenté par les jeunes singapouriens aimant la nourriture occidentale. The Coastal Settlement, certainement une ancienne baraque militaire laissée par les anglais. Elle se cache dans une dense végétation et est remplie de choses chinées, essentiellement des années 60-70 et la musique qui fait une douce coulisse est guère plus récente (à mon grand bonheur !!). Pleins de place à l’intérieur (un peu sombre) et encore plus dehors et, important, de la place pour les enfants sans accès à la route. La carte est grande et notre choix était bon, malgré que le service fût un peu lent.

 

Belle ballade pour ce dimanche en  octobre, pas de regret à part l’absence de petites bêtes sur notre chemin…

3 octobre 2014

Le temps qui passe

Le temps passe. Les semaines et mois. Des voyages, des retrouvailles, des au-revoir et ainsi de suite. Il y aurait tant à raconter, mais que peux qui pourrait vraiment vous intéresser. Je vais être brève et me tenir à l’essentiel.
A part les retrouvailles avec les familles dans ma belle Helvétie, il y avait un voyage de deux semaines à travers une partie de la Chine avec mon beau-père adoptif de quatre-vingt-neuf ans… Une vraie aventure ! Je vais donc me contenter à ce sujet.

En Chine j’ai vu et vécu:
v  Des espaces énormes, vastes, immenses
v  Des foules de gens partout
v  Des milliers de soldats en terrecuite
v  Des kilomètres de la Grande Muraille
v  Des milliers de véhicules de deux, voire trois roues électriques
v  Des milliers d’arbre Ginkgo
v  Des chanteurs amateurs dans les parcs publics
v  Des amateurs d’art martiaux s’exerçant dans les parcs publics
v  De villes anciennes entourées de murailles
v  Des milliers de statues de Bouddha dans des grottes
v  De mauvais hôtels
v  De très bons hôtels
v  Deux nuits en train couchette
v  De beaux jardins chinois
v  Une ville lacustre hors des circuits du touriste occidental
v  Une vie bruyante
v  De belles bâtisses colorées
v  Des télécabines
v  Des rizières en terrasse de plus que 600 ans
v  Des femmes aux cheveux longs de 2 m
v  Des forets de bambous
v  Des montagnes karstiques
v  L’absence de la foi religieuse…
v  Etc. etc.
 

 
Voyage en Chine 2014

Et voice le lien vers le livre photo :

 

19 mai 2014

The Golden Premiere

Peu importe l’âge qu’on a, on n’a jamais fini d’apprendre des choses.

Dernièrement j’ai été invité à une conférence sur les perles des mers du sud. Elle s’intitulée The Golden Premiere. Comme bien des femmes, j’aime les bijoux et les perles, raison pour laquelle j’acceptais avec plaisir cette invitation (en plus, un couple d’ami était les initiateurs). Je vous assure qu’en sortant de la conférence vous avez compris pourquoi c’est un produit si coûteux et si précieux; j’essaie de vous expliquer un peu le parcours d’une huître perlière.
La maison Jewelmer qui présentait le procédé de la culture de perle en connaît quelque chose. Ils sont chercheurs, cultivateurs, vendeurs et créateurs de bijoux en perles, le tout sous le même nom puisqu’il s’agit de la même famille ! Ils sont installés aux Philippines sur l’ile de Palawan.
Pour qu’une huître puisse produire de belles perles, elle exige tout un tas de choses ! Une eau claire, chaude de 27 à 31 degrés ni plus ni moins, riche en plancton et non polluée ! Il lui faut cinq ans pour, si on a de la chance, dévoiler une perle ! Il lui faut 323 gestes de la part de l’homme pour lui offrir son cadeau nacré. Donc, Palawan a été choisi parce que cette île offre ces critères au niveau de la mer et en plus, est une réserve naturelle où la pêche est interdite. Ceci permet à l’écosystème marin de se renouveler régulièrement et de garder un excellent équilibre entre faune et flore.
Ce n’est pas tout. Pour cultiver de belles perles, il faut l’intervention de l’homme ; et ça vous le savez peut-être déjà. Mais je vais quand même vous donner quelques informations supplémentaires.
Il y a plusieurs sortes de perles ; d’eau douce et  d’eau de mer. Des couleurs différentes ; blanches, grises, dorées, roses, et j’en passe. Il y a des régions propices à une certaine gamme de couleur. Il faut une certaine sorte de mollusque pour fournir une gamme de couleur ; le saviez-vous ? La Pinctada maxima produit celle appelée « white lipped » et aussi la « gold lipped ». Comme leur nom l’indique, elles produiront des perles dans les gammes de blanc et doré. Mais, sur 1000 huîtres il y a qu’une « gold lipped ». Les célèbres perles noires de Tahiti, elles, sont produites par le mollusque au nom scientifique de  Pinctada margaritifera ou « black lipped ». Les perles les plus connues sont les perles blanches Akoya. Elles ont la particularité d’être régulièrement rondes et possèdent un lustre parmi les plus brillants. Leur huître, la Pinctada fucata, se cultive essentiellement au Japon. On associe les perles noires/grises à la Polynésie, les blanches au Japon et la dorée aux Philippines. D’ailleurs la perle dorée a été nommée « trésor national » des Philippines par l’ancien Président Fidel Ramos.

La perle est connue depuis des millénaires ; elle avait été trouvée dans des fouilles sur des corps de défunts et fut également appelée larme d’Aphrodite. Mais la culture en soit de ce joyaux est plutôt récente car datant de la fin du 19ème siècle, découverte, développée et perfectionnée par les Japonais. Ils sont encore aujourd’hui les maîtres en la matière parcourant les fermes perlières pour former les « greffeurs » capables d’introduire un nucléus dans l’huître sans la tuer. Il faut dix ans de formation pour recevoir ce titre ! Le nucléus est une petite bille de 5-7mm faite avec de la nacre d’un mollusque péché dans le Mississippi.
Beaucoup d'huîtres meurent après la greffe : environ dix pour cent immédiatement, et dix pour cent dans les deux ans. Un tiers des huîtres rejettent le nucléus et la nacre sécrétée par le greffon forme alors un keshi (graine de pavot en japonais), une sorte de perle manquée. Un cinquième des huîtres greffées produisent une perle inutilisable. Sur les trente pour cent de greffons donnant une perle utilisable, seul un pour cent font des perles parfaites. (Source Wikipédia)
Selon le producteur de perles, la quantité récoltée est un excellent indicateur de la propreté des océans. Depuis les cinq dernières années, la production mondiale de perles a enregistré une diminution de 40% ! Si ça ce n’est pas alarmant !! Une huître ne produit qu’une perle à la fois, donc elle va devenir de plus en plus rare.
Par contre, la perle d’eau douce est bien plus facile à cultiver, elle ne nécessite pas d’intervention humaine pour y introduire un nucléus et la sorte de moule peut produire jusqu’à 50 perles à la fois. Je vous laisse lire l’extrait de Wikipédia ci-dessous :
Perle d'eau douce : de formes, de tailles et de couleurs très variées, elles ont un rapport qualité/prix très intéressant. Produites par des moules des espèces Hyriopsis schlegeli et Hyriopsis cumingi et leurs hybrides. Elles sont élevées de 8 mois à 5 ans. La taille des perles varie de 2 à 10 mm. La production japonaise est aujourd'hui plus restreinte mais a connu une extension relative dans le passé. La Chine en produit 1 500 tonnes par an. Il existe également une ferme à but principalement touristique au Tennessee. Les moules peuvent produire jusqu'à 50 perles en même temps. Le nucleus est constitué de minuscules morceaux de coquillage, ce qui produit des perles de nacre pure.

En conclusion : si vous avez la chance de posséder un beau bijou avec des perles des Mers du Sud, choyez-le, portez-le, ne l’oubliez pas dans le coffre ou la boîte à bijoux ! C’est une matière vivante, organique, elle doit être portée pour garder son lustre. Si la lecture de mes lignes vous a donné l’envie d’acquérir un tel joyau, Golay Pearls - entreprise suisse spécialisée en la matière,  fondée en 1887, premier importateur de perles cultivées en Europe en 1909, installée à Singapour depuis 1980 - je suis sûre qu’elle sera à la hauteur pour vous conseiller et répondre à vos questions/elle saura vous conseiller et répondre à vos questions .
Si vous êtes vraiment intéressés par le sujet, je vous invite à lire les différents liens que j’ai introduits dans l’article, il y a tant de choses à décrire sur l’histoire, la culture, les coutumes et traditions autour de ce joyau. Trop pour que je puisse le résumer sur deux petites pages A4.