Pour célébrer l'Escalade, fête importante des genevois, le soleil brillait de toutes ces forces et le ciel formait un écrin d'un bleu profond par dessus la ville en fête.
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11 janvier 2016
19 mai 2014
The Golden Premiere
Peu importe
l’âge qu’on a, on n’a jamais fini d’apprendre des choses.
Pour qu’une huître puisse produire de belles perles, elle exige tout un tas de choses ! Une eau claire, chaude de 27 à 31 degrés ni plus ni moins, riche en plancton et non polluée ! Il lui faut cinq ans pour, si on a de la chance, dévoiler une perle ! Il lui faut 323 gestes de la part de l’homme pour lui offrir son cadeau nacré. Donc, Palawan a été choisi parce que cette île offre ces critères au niveau de la mer et en plus, est une réserve naturelle où la pêche est interdite. Ceci permet à l’écosystème marin de se renouveler régulièrement et de garder un excellent équilibre entre faune et flore.
Ce n’est pas tout. Pour cultiver de belles perles, il faut l’intervention de l’homme ; et ça vous le savez peut-être déjà. Mais je vais quand même vous donner quelques informations supplémentaires.
Il y a plusieurs sortes de perles ; d’eau douce et d’eau de mer. Des couleurs différentes ; blanches, grises, dorées, roses, et j’en passe. Il y a des régions propices à une certaine gamme de couleur. Il faut une certaine sorte de mollusque pour fournir une gamme de couleur ; le saviez-vous ? La Pinctada maxima produit celle appelée « white lipped » et aussi la « gold lipped ». Comme leur nom l’indique, elles produiront des perles dans les gammes de blanc et doré. Mais, sur 1000 huîtres il y a qu’une « gold lipped ». Les célèbres perles noires de Tahiti, elles, sont produites par le mollusque au nom scientifique de Pinctada margaritifera ou « black lipped ». Les perles les plus connues sont les perles blanches Akoya. Elles ont la particularité d’être régulièrement rondes et possèdent un lustre parmi les plus brillants. Leur huître, la Pinctada fucata, se cultive essentiellement au Japon. On associe les perles noires/grises à la Polynésie, les blanches au Japon et la dorée aux Philippines. D’ailleurs la perle dorée a été nommée « trésor national » des Philippines par l’ancien Président Fidel Ramos.
Par contre, la perle d’eau douce est bien plus facile à cultiver, elle ne nécessite pas d’intervention humaine pour y introduire un nucléus et la sorte de moule peut produire jusqu’à 50 perles à la fois. Je vous laisse lire l’extrait de Wikipédia ci-dessous :
Perle d'eau douce : de formes, de tailles et de couleurs très variées, elles ont un rapport qualité/prix très intéressant. Produites par des moules des espèces Hyriopsis schlegeli et Hyriopsis cumingi et leurs hybrides. Elles sont élevées de 8 mois à 5 ans. La taille des perles varie de 2 à 10 mm. La production japonaise est aujourd'hui plus restreinte mais a connu une extension relative dans le passé. La Chine en produit 1 500 tonnes par an. Il existe également une ferme à but principalement touristique au Tennessee. Les moules peuvent produire jusqu'à 50 perles en même temps. Le nucleus est constitué de minuscules morceaux de coquillage, ce qui produit des perles de nacre pure.
En conclusion : si vous avez la chance de posséder un beau bijou avec des perles des Mers du Sud, choyez-le, portez-le, ne l’oubliez pas dans le coffre ou la boîte à bijoux ! C’est une matière vivante, organique, elle doit être portée pour garder son lustre. Si la lecture de mes lignes vous a donné l’envie d’acquérir un tel joyau, Golay Pearls - entreprise suisse spécialisée en la matière, fondée en 1887, premier importateur de perles cultivées en Europe en 1909, installée à Singapour depuis 1980 - je suis sûre qu’elle sera à la hauteur pour vous conseiller et répondre à vos questions/elle saura vous conseiller et répondre à vos questions .
Si vous êtes vraiment intéressés par le sujet, je vous invite à lire les différents liens que j’ai introduits dans l’article, il y a tant de choses à décrire sur l’histoire, la culture, les coutumes et traditions autour de ce joyau. Trop pour que je puisse le résumer sur deux petites pages A4.
Dernièrement
j’ai été invité à une conférence sur les perles des mers du sud. Elle
s’intitulée The Golden Premiere.
Comme bien des femmes, j’aime les bijoux et les perles, raison pour laquelle
j’acceptais avec plaisir cette invitation (en plus, un
couple d’ami était les initiateurs). Je vous assure qu’en sortant de la conférence vous avez compris pourquoi
c’est un produit si coûteux et si précieux; j’essaie de vous expliquer un
peu le parcours d’une huître perlière.
La maison Jewelmer qui présentait le procédé de la
culture de perle en connaît quelque chose. Ils sont chercheurs, cultivateurs, vendeurs et créateurs de bijoux en perles, le
tout sous le même nom puisqu’il s’agit de la même famille ! Ils sont
installés aux Philippines sur l’ile de Palawan.Pour qu’une huître puisse produire de belles perles, elle exige tout un tas de choses ! Une eau claire, chaude de 27 à 31 degrés ni plus ni moins, riche en plancton et non polluée ! Il lui faut cinq ans pour, si on a de la chance, dévoiler une perle ! Il lui faut 323 gestes de la part de l’homme pour lui offrir son cadeau nacré. Donc, Palawan a été choisi parce que cette île offre ces critères au niveau de la mer et en plus, est une réserve naturelle où la pêche est interdite. Ceci permet à l’écosystème marin de se renouveler régulièrement et de garder un excellent équilibre entre faune et flore.
Ce n’est pas tout. Pour cultiver de belles perles, il faut l’intervention de l’homme ; et ça vous le savez peut-être déjà. Mais je vais quand même vous donner quelques informations supplémentaires.
Il y a plusieurs sortes de perles ; d’eau douce et d’eau de mer. Des couleurs différentes ; blanches, grises, dorées, roses, et j’en passe. Il y a des régions propices à une certaine gamme de couleur. Il faut une certaine sorte de mollusque pour fournir une gamme de couleur ; le saviez-vous ? La Pinctada maxima produit celle appelée « white lipped » et aussi la « gold lipped ». Comme leur nom l’indique, elles produiront des perles dans les gammes de blanc et doré. Mais, sur 1000 huîtres il y a qu’une « gold lipped ». Les célèbres perles noires de Tahiti, elles, sont produites par le mollusque au nom scientifique de Pinctada margaritifera ou « black lipped ». Les perles les plus connues sont les perles blanches Akoya. Elles ont la particularité d’être régulièrement rondes et possèdent un lustre parmi les plus brillants. Leur huître, la Pinctada fucata, se cultive essentiellement au Japon. On associe les perles noires/grises à la Polynésie, les blanches au Japon et la dorée aux Philippines. D’ailleurs la perle dorée a été nommée « trésor national » des Philippines par l’ancien Président Fidel Ramos.
La perle est connue depuis des
millénaires ; elle avait été trouvée dans des fouilles sur des corps de
défunts et fut également appelée larme d’Aphrodite. Mais la culture en soit de
ce joyaux est plutôt récente car datant de la fin du 19ème siècle, découverte,
développée et perfectionnée par les Japonais. Ils sont encore aujourd’hui les
maîtres en la matière parcourant les fermes perlières pour former les « greffeurs »
capables d’introduire un nucléus dans l’huître sans la tuer. Il faut dix ans de
formation pour recevoir ce titre ! Le nucléus est une petite bille de
5-7mm faite avec de la nacre d’un mollusque péché dans le Mississippi.
Beaucoup d'huîtres meurent après la greffe :
environ dix pour cent immédiatement, et dix pour cent dans les deux ans. Un
tiers des huîtres rejettent le nucléus et la nacre sécrétée par le greffon
forme alors un keshi (graine de pavot en japonais), une sorte de perle
manquée. Un cinquième des huîtres greffées produisent une perle inutilisable.
Sur les trente pour cent de greffons donnant une perle utilisable, seul un pour
cent font des perles parfaites. (Source Wikipédia)
Selon le
producteur de perles, la quantité récoltée est un excellent indicateur de la
propreté des océans. Depuis les cinq dernières années, la production mondiale
de perles a enregistré une diminution de 40% ! Si ça ce n’est pas
alarmant !! Une huître ne produit qu’une perle à la fois, donc elle va
devenir de plus en plus rare. Par contre, la perle d’eau douce est bien plus facile à cultiver, elle ne nécessite pas d’intervention humaine pour y introduire un nucléus et la sorte de moule peut produire jusqu’à 50 perles à la fois. Je vous laisse lire l’extrait de Wikipédia ci-dessous :
Perle d'eau douce : de formes, de tailles et de couleurs très variées, elles ont un rapport qualité/prix très intéressant. Produites par des moules des espèces Hyriopsis schlegeli et Hyriopsis cumingi et leurs hybrides. Elles sont élevées de 8 mois à 5 ans. La taille des perles varie de 2 à 10 mm. La production japonaise est aujourd'hui plus restreinte mais a connu une extension relative dans le passé. La Chine en produit 1 500 tonnes par an. Il existe également une ferme à but principalement touristique au Tennessee. Les moules peuvent produire jusqu'à 50 perles en même temps. Le nucleus est constitué de minuscules morceaux de coquillage, ce qui produit des perles de nacre pure.
En conclusion : si vous avez la chance de posséder un beau bijou avec des perles des Mers du Sud, choyez-le, portez-le, ne l’oubliez pas dans le coffre ou la boîte à bijoux ! C’est une matière vivante, organique, elle doit être portée pour garder son lustre. Si la lecture de mes lignes vous a donné l’envie d’acquérir un tel joyau, Golay Pearls - entreprise suisse spécialisée en la matière, fondée en 1887, premier importateur de perles cultivées en Europe en 1909, installée à Singapour depuis 1980 - je suis sûre qu’elle sera à la hauteur pour vous conseiller et répondre à vos questions/elle saura vous conseiller et répondre à vos questions .
Si vous êtes vraiment intéressés par le sujet, je vous invite à lire les différents liens que j’ai introduits dans l’article, il y a tant de choses à décrire sur l’histoire, la culture, les coutumes et traditions autour de ce joyau. Trop pour que je puisse le résumer sur deux petites pages A4.
7 février 2014
Lecture
Il y a
plusieurs mois je lisais un résumé de livre sur la page fb d’une copine. Ma
prochaine démarche suite à cette lecture était de commander ce livre auprès de
mes parents en Suisse pour que je puisse le lire en français, car je tiens à ce
que mon mari s’y plonge aussi !
Vous avec le choix entre la version anglaise, allemande et française. Up to you… L’original est en anglais avec le titre « Swiss Watching : Inside the Land of Milk and Money », en français il se nomme “Le Suissologue” et en allemand, si j’ai bien compris, c’est « Der Schweizerversteher »
Je suis encore au début du récit, mais je peux déjà vous dire que TOUT helvète, expat ou future expat en Suisse devrait le lire ! Premièrement on se fait rappeler l’histoire de notre petit pays si influant (car la plupart entre nous avons laissé les leçons d’histoire à l’école…) et pour nous les Suisses, on se voit dans un miroir ou un film ! Un peu comme avec le film des années septante « Les Faiseurs de Suisse » ou « Die Schweizermacher ». Vous ne l’avez pas vu ? Malgré son âge, il faut le voir ! On y rit mais y pleure aussi… et on n’est pas toujours très fière des réactions de certains compatriotes.
Revenons à ma lecture actuelle ; Diccon Bewes, l’auteur de ce livre, est un anglais ayant élu domicile en Suisse. Il a parcouru et étudié mon pays! Avec son regard externe, il décrit nos mœurs, habitudes, coutumes, etc. et cela avec un humour à dérider n’importe qui, je vous l’assure ! Combien de fois mon mari tourne sa tête pour voir ce qui se passe quand je glousse ou éclate de rire toute seule derrière les pages de mon livre. Et, comme dans le film cité ci-dessus, on doit secouer de temps en temps la tête, car on découvre des comportements qui ne sont pas forcément fait pour être fière.
Mais je suis certaine qu’il donne envie à bien des étrangers à venir visiter cette enclave au milieu de la grande Europe ; pour ses paysages, ses produits de qualités et ses habitants. Malgré les gros changements, comme la croissance de l’insécurité, ça reste un pays charmant et accueillant. (Mais oui, je prêche pour ma paroisse, un peu de « cocorico » n’est pas interdit et j'aime mon petit pays!)
Vous avec le choix entre la version anglaise, allemande et française. Up to you… L’original est en anglais avec le titre « Swiss Watching : Inside the Land of Milk and Money », en français il se nomme “Le Suissologue” et en allemand, si j’ai bien compris, c’est « Der Schweizerversteher »
Je suis encore au début du récit, mais je peux déjà vous dire que TOUT helvète, expat ou future expat en Suisse devrait le lire ! Premièrement on se fait rappeler l’histoire de notre petit pays si influant (car la plupart entre nous avons laissé les leçons d’histoire à l’école…) et pour nous les Suisses, on se voit dans un miroir ou un film ! Un peu comme avec le film des années septante « Les Faiseurs de Suisse » ou « Die Schweizermacher ». Vous ne l’avez pas vu ? Malgré son âge, il faut le voir ! On y rit mais y pleure aussi… et on n’est pas toujours très fière des réactions de certains compatriotes.
Revenons à ma lecture actuelle ; Diccon Bewes, l’auteur de ce livre, est un anglais ayant élu domicile en Suisse. Il a parcouru et étudié mon pays! Avec son regard externe, il décrit nos mœurs, habitudes, coutumes, etc. et cela avec un humour à dérider n’importe qui, je vous l’assure ! Combien de fois mon mari tourne sa tête pour voir ce qui se passe quand je glousse ou éclate de rire toute seule derrière les pages de mon livre. Et, comme dans le film cité ci-dessus, on doit secouer de temps en temps la tête, car on découvre des comportements qui ne sont pas forcément fait pour être fière.
Mais je suis certaine qu’il donne envie à bien des étrangers à venir visiter cette enclave au milieu de la grande Europe ; pour ses paysages, ses produits de qualités et ses habitants. Malgré les gros changements, comme la croissance de l’insécurité, ça reste un pays charmant et accueillant. (Mais oui, je prêche pour ma paroisse, un peu de « cocorico » n’est pas interdit et j'aime mon petit pays!)
Bonne
lecture !
21 octobre 2013
« Nose who knows »
« Le nez qui sait », quel joli nom
pour cette société, crée par une française ici à Singapour. Après de longues
années travaillant dans une entreprise fabriquant des senteurs, elle a décidé
de se mettre à son compte.
Elle offre des cours d’initiation à la parfumerie pour des amateurs comme moi, des cours pour des enfants pour les familiariser avec les odeurs et senteurs ainsi que des cours de post-formation pour des professionnelles.
Elle offre des cours d’initiation à la parfumerie pour des amateurs comme moi, des cours pour des enfants pour les familiariser avec les odeurs et senteurs ainsi que des cours de post-formation pour des professionnelles.
Via le SASje m’étais inscrite, évidemment,
car c’est une vieille passion à moi et je ne pouvais pas résister de pouvoir
toucher une fois par moi-même l’orgue du parfumeur (malgré qu’elle était toute
petite et contenait « que » des familles de senteurs, pas les
essences uniques.)
Quelle
complexité ce métier de « nez » !
Il doit mémoriser entre 3500 et 4000 senteurs/odeurs ! Il lui faut donc un
vrai ordinateur à la place du cerveau… Puis, c’est un artiste avec, selon ce qu’elle
nous a dit, avec les caprices d’artistes, comme la susceptibilité par exemple.
Mais c’est absolument passionnant, je vous l’assure.
Durant deux
matinées nos sens olfactifs étaient stimulés sans cesse et notre mémoire
poussée pour retenir les noms, les familles, les classements, etc. On apprenait
les différentes techniques pour extraire le jus précieux des fleurs, feuilles,
fruits, racines, mousse, et autres ; on apprenait à reconnaitre les
différentes familles et, comme couronnement du cours, elle nous offrait la
possibilité de « créer » notre propre parfum ! Mais quelle
difficulté ! Parmi les familles il y avait tant de groupes qui flattaient
mes narines, mais en faire une composition plaisante était toute autre chose !
Mais oui, pour tout métier il faut une formation sérieuse pour la réussir et
n'est pas né parfumeur qui veut.
Si vous
aimez le sujet, mais n’avez pas la possibilité de suivre son cours, mettez-vous
déjà à lire le roman de Patrick Susskind, « Le Parfum ». Il vous donnera une idée sur le monde de la
parfumerie ancienne. Si vous êtes vraiment attirz par le monde des senteurs,
arretez vous un jour dans la boutique « Sifre Aromatics » dans Arab Street 42. Un très beau magasin
vous accueillera et son intérieur vous enveloppera dans le monde des odeurs.
Vous avez la possibilité de commander votre parfum en travaillant directement
avec le parfumeur.
Bonne
chance, vous verrez, ce n’est pas si facile que cela de décrire une odeur qui
plait. 20 mars 2013
Dernier repos en sursis
En l’espace
de quelques semaines, deux journaux pour les expatriés ont publié un article
sur le même sujet ; le vieux cimetière chinois de Bukit Brown au cœur de
la cité état. Le magazine « Impulse » et "le petitjournal.com".
Après avoir écrit mon poste en allemand avec, comme source « Impulse », j’ai relu l’article publié par lepetitjournal.com. A ma grande surprise, il y a des données bien différentes entre les deux articles et pour rester cohérente, je vais utiliser les chiffres publiés par le magazine germanique, je m’excuse auprès de la rédaction francophone.
Sur près de 200 hectares, un vrai poumon vert au milieu d’une cité grouillante, s’étant un vieux cimetière chinois avec près de 100 000 tombes se trouvent sur cet énorme terrain, partiellement protéger par la jungle.
En septembre 2011, la LTA (Singapore Land Authority) lance une bombe dans le milieu écologique et la communauté chinoise ayant des aïeux reposant à Bukit Brown. Une autoroute à quatre voies devra couper le cimetière en deux et d’ici 20-30 ans, environ 15 000 logements devraient s’installer sur ce même territoire. Le projet du Clan des Ongs se réalisera donc ? Parmi les tombes, on trouve un grand nombre d’homme connu ayant participé au développement de Singapour ; on retrouve leurs noms sur les panneaux de bien des routes et chemins sur toute l’ile ; comme M. Ang Seah Im, M. Chew Boon Lay, M. Chew Joo Chiat et bien d’autres. De nombreuses manifestations, blogs et courriers ont abouti à l’LTA, mais il semble que le projet est imperturbable et les bulldozers devraient commencer leur travail dans le premier trimestre de 2013. Dans un premier temps, environ 5 000 tombes seront vouées à l’exhumation.
Depuis que j’ai découvert ce lieu reposant pour corps et esprit, je ne manquerai pas d’y amener mes visiteurs pour leur montrer un autre Singapour, plus calme, plus inattendu ; mais je ne pense pas de pouvoir en profiter encore longtemps… Dépêchez-vous, le détour en vaut la peine.
Après avoir écrit mon poste en allemand avec, comme source « Impulse », j’ai relu l’article publié par lepetitjournal.com. A ma grande surprise, il y a des données bien différentes entre les deux articles et pour rester cohérente, je vais utiliser les chiffres publiés par le magazine germanique, je m’excuse auprès de la rédaction francophone.
Sur près de 200 hectares, un vrai poumon vert au milieu d’une cité grouillante, s’étant un vieux cimetière chinois avec près de 100 000 tombes se trouvent sur cet énorme terrain, partiellement protéger par la jungle.
Un clan de
riches chinois, les Ong, avaient acheté 1872 ce terrain à un M. George Henry
Brown pour construire un village pour les compatriotes moins fortunés ainsi qu’un
cimetière. Ils avaient gardé le nom Brown en ajoutant Bukit (colline), car le
terrain se trouve sur une petite colline et se prêtait parfaitement, selon le
Feng Shui, à leur projet. Le plan du village fut abandonné, mais celui du cimetière
maintenu. Donc, depuis la fin du 19ième siècle à 1973, Bukit Brown
était le cimetière chinois le plus grand en dehors de la Chine.
Les tombes
en forme de la lettre Oméga sont dissimulés sans structures sur tout le
territoire ; certaines très bien soignées et entretenus, d’autres envahie
par la végétation luxuriante régnant dans ce pays avec son climat équatorial. En
s’enfonçant sur les petits chemins goudronnés on oublie presque qu’on se trouve
dans une mégalopole de plus de 5 mio d’habitants, tellement la jungle arrive à étouffer
le vrombissement venant des grandes routes entourant tout ce territoire de
dernier repos. Mais quand même pas entièrement, le nombre de voitures et
camions sur les routes sont trop importantes. Mais tout de même, le chant des
oiseaux prend le dessus, heureusement ! On a tout le loisir pour admirer
les belles sculptures et bas-relief ornant les tombes des plus fortunés. Bien
des légendes sont racontés sur les pierres tombales, surtout celles décrivant
le devoir des jeunes à s’occuper des anciens… Une chose qui a malheureusement
presque disparu en Europe ou la vie moderne ne nous permet plus de cohabiter à plusieurs
générations sous un même toit.
Je vous
disais que c’était également un poumon vert sur l’ile et pour cause, de grands
arbres centenaires certainement, ombrageaient les chemins et une multitude d’oiseaux,
on dit 85 sortes différentes, se partage ce territoire verdoyant. Bien d’autres
créatures doivent y vivre, mais vu la densité de la végétation, nous n’avons
pas croisé autre choses que des volatiles…En septembre 2011, la LTA (Singapore Land Authority) lance une bombe dans le milieu écologique et la communauté chinoise ayant des aïeux reposant à Bukit Brown. Une autoroute à quatre voies devra couper le cimetière en deux et d’ici 20-30 ans, environ 15 000 logements devraient s’installer sur ce même territoire. Le projet du Clan des Ongs se réalisera donc ? Parmi les tombes, on trouve un grand nombre d’homme connu ayant participé au développement de Singapour ; on retrouve leurs noms sur les panneaux de bien des routes et chemins sur toute l’ile ; comme M. Ang Seah Im, M. Chew Boon Lay, M. Chew Joo Chiat et bien d’autres. De nombreuses manifestations, blogs et courriers ont abouti à l’LTA, mais il semble que le projet est imperturbable et les bulldozers devraient commencer leur travail dans le premier trimestre de 2013. Dans un premier temps, environ 5 000 tombes seront vouées à l’exhumation.
Depuis que j’ai découvert ce lieu reposant pour corps et esprit, je ne manquerai pas d’y amener mes visiteurs pour leur montrer un autre Singapour, plus calme, plus inattendu ; mais je ne pense pas de pouvoir en profiter encore longtemps… Dépêchez-vous, le détour en vaut la peine.
| Bukit Brown |
Libellés :
Culture generale,
Singapore
Pays/territoire :
Bukit Brown, Singapour
4 mars 2013
Mariage différent
Vivant sur
un autre continent et en fréquentant d’autre gens, arrivera le moment où on se
fait inviter à un mariage. Dans un pays comme Singapour, il y a du choix entre
un mariage chrétiens que nous connaissons, un musulman, un hindou et un
chinois. Chacun avec ses couleurs, saveurs et coutumes bien à lui.
Hier c’était donc notre tour d’assister à un mariage exotique. Une jeune collègue à mon mari, musulmane, volait en juste noce avec un jeune homme venant d’Arabie Saoudite.

Sous un bruit de tambourins et guidé par trois demoiselles portant des paniers de fleurs, le jeune couple arrivait sous les applaudissements dans la salle où avait lieu la fête. Tous les deux vêtus de jaune prenaient place sur la petite estrade avec deux énormes fauteuils blancs pour tenir audience.
Les parents de la mariées recevaient les invités qui se ruaient presque immédiatement sur le buffet dressé au fond de la salle et qui émanait les odeurs d’une cuisine épicée d’origine malaisienne. Ceux qui ne mangeaient pas ou plus, se mettaient à côté des mariés pour la photo souvenir que la jeune femme va certainement garder précieusement, car son départ pour le pays de son mari est imminent ! Est-ce qu’elle reverra un jour ses amis et collègues ? Rien est sure…
Les femmes se montraient dans leurs habits et foulards (Hijab) dans de couleurs vives et montraient leurs visages «lourdement » maquillés. Un ballet d’invités faisait un chassé-croisé, personne ne restait longtemps, car le lieu ne pouvait pas contenir tous les invités à la fois, alors, une fois la séance de photo terminée et la pense remplie, on part pour laisser la place aux invités arrivant avec du retards… Rien à voir avec nos coutumes à nous.
Et, comme chez les chinois, le cadeau consiste pour la plus part du temps d’une enveloppe contenant un montant pouvant couvrir les frais du repas, on ne pouvait pas quitter la salle sans passer à côté de la grande boite décorée et d’y glisser l’enveloppe.
Mais comme vous le savez peut-être, les asiatiques aiment leur culture et leurs habits traditionnels, mais pour faire bien, durant la cérémonie, il faut aller se changer et se vêtir d’un habit à l’européenne, en blanc si possible. Donc, après un certain moment, les mariés repartaient pour échanger leur habit jaune moutarde contre un trois pièces et robe tout en blanc !
Autre pays, autre coutume.
Hier c’était donc notre tour d’assister à un mariage exotique. Une jeune collègue à mon mari, musulmane, volait en juste noce avec un jeune homme venant d’Arabie Saoudite.
Sous un bruit de tambourins et guidé par trois demoiselles portant des paniers de fleurs, le jeune couple arrivait sous les applaudissements dans la salle où avait lieu la fête. Tous les deux vêtus de jaune prenaient place sur la petite estrade avec deux énormes fauteuils blancs pour tenir audience.
Les parents de la mariées recevaient les invités qui se ruaient presque immédiatement sur le buffet dressé au fond de la salle et qui émanait les odeurs d’une cuisine épicée d’origine malaisienne. Ceux qui ne mangeaient pas ou plus, se mettaient à côté des mariés pour la photo souvenir que la jeune femme va certainement garder précieusement, car son départ pour le pays de son mari est imminent ! Est-ce qu’elle reverra un jour ses amis et collègues ? Rien est sure…
Les femmes se montraient dans leurs habits et foulards (Hijab) dans de couleurs vives et montraient leurs visages «lourdement » maquillés. Un ballet d’invités faisait un chassé-croisé, personne ne restait longtemps, car le lieu ne pouvait pas contenir tous les invités à la fois, alors, une fois la séance de photo terminée et la pense remplie, on part pour laisser la place aux invités arrivant avec du retards… Rien à voir avec nos coutumes à nous.
Et, comme chez les chinois, le cadeau consiste pour la plus part du temps d’une enveloppe contenant un montant pouvant couvrir les frais du repas, on ne pouvait pas quitter la salle sans passer à côté de la grande boite décorée et d’y glisser l’enveloppe.
Mais comme vous le savez peut-être, les asiatiques aiment leur culture et leurs habits traditionnels, mais pour faire bien, durant la cérémonie, il faut aller se changer et se vêtir d’un habit à l’européenne, en blanc si possible. Donc, après un certain moment, les mariés repartaient pour échanger leur habit jaune moutarde contre un trois pièces et robe tout en blanc !
Autre pays, autre coutume.
Libellés :
Culture generale,
Singapore
Pays/territoire :
Singapour
28 novembre 2012
157, Neil Road
Bien des
familles d’expatriées de la région singapourienne ont eu l’occasion de visiter
les villes de Penang et Melaka. Dans les trois lieux on
retrouve les mêmes racines, celles des Peranakans, placées au long du détroitde Malacca.
Avec Singapour, trois villes avec une histoire remontant à des siècles. Car, pour aller rejoindre les iles des épices, les plus grandes nations de navigateurs et leurs célèbres capitaines de navires ont franchis ce détroit. Encore aujourd’hui on y voit les traces que ces différentes cultures ont laissé derrière eux ; les arabes, les portugais, hollandais, espagnols et, évidemment les anglais. Tous arrivants de l’ouest. Mais depuis l’est il y avait une autre grande nation de navigateur, les chinois.
Pour les navigateurs et marchands venant de l’empire du milieu, le chemin était plus court et bien de riches marchands commençaient à s’installer dans une de ces trois villes. Venant souvent seul, comme tout homme, ils s’ennuyaient rapidement d’une compagnie féminine et de ce fait, les hommes venant de Chine commençaient à se marier avec les femmes locales, malaysiennes et indonésiennes. Pas si simple, car les deux ont des us et coutumes bien différents !
De cette liaison interculturelle naissait un nouveau groupe, les Peranakans. Ils mélangeaient leurs cultures au niveau culinaire, vestimentaire et linguistique. Culte des ancêtres, funéraires et mariages gardaient une forte intonation chinoise, mais au niveau culinaire, pour faire plaisir à leurs époux d’origines chinoises, les Nyonyas mélangeaient petit à petit leur savoir avec celui des femmes chinoises. Un nouveau groupe prospère se développait dans la région.
Au niveau architectural ces trois villes sont étroitement liées et leurs traces se voient à Melaka, Penang et à Singapour.
Si vous n’avez pas le temps ou l’envie de voyager en dehors de Singapour pour découvrir leur architecture, facile, vous trouvez la même chose à Singapour aussi.
Les rangées de Shophouses avec leur arcade mesurant 5 pieds de large, peintes très souvent dans des couleurs vives et décorées de stucs et carrelages multicolores se trouvent un peu partout sur l’île et une en particulier, aujourd’hui propriété du Musée National, est à visiter sur rendez-vous. Le Baba House au No 157 Neil Road.
On pense qu’elle avait été construite autour de 1890. Elle appartenait à un riche armateur chinois peranakan. Elle a pu être restaurée dans toute sa splendeur et richesse grâce au savoir d’historiens, architectes et artisans.
Le SAS nous avait donc organisé un tour guidé dans cette belle maison en bordure de Chinatown. Sa couleur d’un violet particulier sort du lot et on la repère de loin. Depuis la mini-cours nous avons le temps d’admirer la façade décorée selon la coutume avec les éclats de porcelaine formant des animaux mythologique et des fleurs, tous des porte-bonheurs, évidemment. Comme il se doit, deux pot aux dragons contenant des fleurs de lotus longent chaque côté du mur avant d’arriver vers l’arcade de 5pieds de large. Les deux lanternes suspendues à droite et gauche de la porte d’entrée nous livrent nom et activité du propriétaire.
Il serait trop long de vous décrire en détail l’intérieure de cette riche demeure (et en plus, je n’ai pas tout retenu non plus…) Je vous suggère, si l’intérêt y est, de prendre rdv avec le Musée National pour fixer une date de visite. babahouse @nus.edu.sg, tél. 6227 5731
Si votre estomac cri famine à la fin de la visite, mais pas assez pour aller le remplir tout de suite, je vous suggère de faire un tour à travers un petit quartier chic. Pas avec des villas somptueuse « m’as-tu-vu », non, de superbes Shophouses. En sortant du Babahouse, vous tournez à gauche dans Spottiswood Road ; de là, vous sillonnez les petites rues (Everton Road et Blair Road) avant de retourner sur Neil Road où un petit restaurant familial propose de succulents Dim Sum. Jing Hua Restaurant, 21-23 Neil Road, 088814 SIN. Il se trouve sous une arcade longeant une rangée de Shophouses, pas loin du grand temple Bouddhiste de Chinatown, on le voit depuis l’entrée du restaurant. (Fermé le mercredi)
Picasa Album
Avec Singapour, trois villes avec une histoire remontant à des siècles. Car, pour aller rejoindre les iles des épices, les plus grandes nations de navigateurs et leurs célèbres capitaines de navires ont franchis ce détroit. Encore aujourd’hui on y voit les traces que ces différentes cultures ont laissé derrière eux ; les arabes, les portugais, hollandais, espagnols et, évidemment les anglais. Tous arrivants de l’ouest. Mais depuis l’est il y avait une autre grande nation de navigateur, les chinois.
Pour les navigateurs et marchands venant de l’empire du milieu, le chemin était plus court et bien de riches marchands commençaient à s’installer dans une de ces trois villes. Venant souvent seul, comme tout homme, ils s’ennuyaient rapidement d’une compagnie féminine et de ce fait, les hommes venant de Chine commençaient à se marier avec les femmes locales, malaysiennes et indonésiennes. Pas si simple, car les deux ont des us et coutumes bien différents !
De cette liaison interculturelle naissait un nouveau groupe, les Peranakans. Ils mélangeaient leurs cultures au niveau culinaire, vestimentaire et linguistique. Culte des ancêtres, funéraires et mariages gardaient une forte intonation chinoise, mais au niveau culinaire, pour faire plaisir à leurs époux d’origines chinoises, les Nyonyas mélangeaient petit à petit leur savoir avec celui des femmes chinoises. Un nouveau groupe prospère se développait dans la région.
Au niveau architectural ces trois villes sont étroitement liées et leurs traces se voient à Melaka, Penang et à Singapour.
Si vous n’avez pas le temps ou l’envie de voyager en dehors de Singapour pour découvrir leur architecture, facile, vous trouvez la même chose à Singapour aussi.
Les rangées de Shophouses avec leur arcade mesurant 5 pieds de large, peintes très souvent dans des couleurs vives et décorées de stucs et carrelages multicolores se trouvent un peu partout sur l’île et une en particulier, aujourd’hui propriété du Musée National, est à visiter sur rendez-vous. Le Baba House au No 157 Neil Road.
On pense qu’elle avait été construite autour de 1890. Elle appartenait à un riche armateur chinois peranakan. Elle a pu être restaurée dans toute sa splendeur et richesse grâce au savoir d’historiens, architectes et artisans.
Le SAS nous avait donc organisé un tour guidé dans cette belle maison en bordure de Chinatown. Sa couleur d’un violet particulier sort du lot et on la repère de loin. Depuis la mini-cours nous avons le temps d’admirer la façade décorée selon la coutume avec les éclats de porcelaine formant des animaux mythologique et des fleurs, tous des porte-bonheurs, évidemment. Comme il se doit, deux pot aux dragons contenant des fleurs de lotus longent chaque côté du mur avant d’arriver vers l’arcade de 5pieds de large. Les deux lanternes suspendues à droite et gauche de la porte d’entrée nous livrent nom et activité du propriétaire.
Il serait trop long de vous décrire en détail l’intérieure de cette riche demeure (et en plus, je n’ai pas tout retenu non plus…) Je vous suggère, si l’intérêt y est, de prendre rdv avec le Musée National pour fixer une date de visite. babahouse @nus.edu.sg, tél. 6227 5731
Si votre estomac cri famine à la fin de la visite, mais pas assez pour aller le remplir tout de suite, je vous suggère de faire un tour à travers un petit quartier chic. Pas avec des villas somptueuse « m’as-tu-vu », non, de superbes Shophouses. En sortant du Babahouse, vous tournez à gauche dans Spottiswood Road ; de là, vous sillonnez les petites rues (Everton Road et Blair Road) avant de retourner sur Neil Road où un petit restaurant familial propose de succulents Dim Sum. Jing Hua Restaurant, 21-23 Neil Road, 088814 SIN. Il se trouve sous une arcade longeant une rangée de Shophouses, pas loin du grand temple Bouddhiste de Chinatown, on le voit depuis l’entrée du restaurant. (Fermé le mercredi)
Libellés :
Culture generale,
Singapore
Pays/territoire :
Neil Rd, Singapour
21 novembre 2012
La couleur des sentiments
Il faut que
j’avoue, depuis que j’ai reçu un iPad comme cadeau, mon armoire aux livres
ne désemplie plus, les étagères sont toujours tant chargées. Ces petites
tablettes sont malignes, elles vous attrapent par la facilité d’accès aux
emails, fb, skype, internet et…aux jeux…
Mais cet été j’ai reçu un livre que je ne pouvais pas laisser de côté, il attirait mon attention et je viens de le terminer. Peut-être vous l’avez déjà lu ou vu le film. Qu’avez-vous pensez ? Moi, j’ai beaucoup aimé et vue que je vie actuellement dans un pays où les résidents sont habitués à être entourés de servantes (appelée maid ou helper), je devais le lire sans plus attendre.
La couleur dessentiments est son titre en français, écrit par KathrynStockett. Gute Geister en allemand et The Help en anglais. Ce roman nous plonge dans l’état du Mississippi des années 70 et nous décrit la vie des bonnes noires à travers les yeux d’une jeune femme blanche. Le racisme était omniprésent et les punitions sévères pour toutes personnes se mêlant à l’autre race… sauf, bien évidemment, pour faire les travaux ménagers, l’éducation des enfants et les travaux dans les champs. Si non, il ne valait mieux pas trop s’approcher les uns des autres de peur d’être dénoncé et puni. Pourtant ils étaient américains eux aussi !
Par ici, les « helper » ne sont pas des citoyens, elles ont été cherchées pour travailler et servir dans les maisons. Dans les chantiers c’est une autre groupe d’es....e qui domine ; ils travaillent dure, par tous les temps, (n’oubliez pas, il fait toute l’année très, très chaud et humide ici !) avec que très peu de congé et des droits limités. Pas de famille avec qui passer le peu de temps libre. Vous vous rappelez du temps où nous avions les saisonniers en Suisse ? Ils n’avaient pas le droit non plus d’amener leur femme et enfants, ils se voyaient durant les vacances d’été où ils devaient retourner dans leur patrie ; les contrats de travail été établies sur une durée limitée. Heureusement ça a bien changé depuis. D’ailleurs, à ce sujet, un jeune blogueur a écrit récemment un article fort intéressant que je vous invite à lire ici.
Mais cet été j’ai reçu un livre que je ne pouvais pas laisser de côté, il attirait mon attention et je viens de le terminer. Peut-être vous l’avez déjà lu ou vu le film. Qu’avez-vous pensez ? Moi, j’ai beaucoup aimé et vue que je vie actuellement dans un pays où les résidents sont habitués à être entourés de servantes (appelée maid ou helper), je devais le lire sans plus attendre.
La couleur dessentiments est son titre en français, écrit par KathrynStockett. Gute Geister en allemand et The Help en anglais. Ce roman nous plonge dans l’état du Mississippi des années 70 et nous décrit la vie des bonnes noires à travers les yeux d’une jeune femme blanche. Le racisme était omniprésent et les punitions sévères pour toutes personnes se mêlant à l’autre race… sauf, bien évidemment, pour faire les travaux ménagers, l’éducation des enfants et les travaux dans les champs. Si non, il ne valait mieux pas trop s’approcher les uns des autres de peur d’être dénoncé et puni. Pourtant ils étaient américains eux aussi !
Par ici, les « helper » ne sont pas des citoyens, elles ont été cherchées pour travailler et servir dans les maisons. Dans les chantiers c’est une autre groupe d’es....e qui domine ; ils travaillent dure, par tous les temps, (n’oubliez pas, il fait toute l’année très, très chaud et humide ici !) avec que très peu de congé et des droits limités. Pas de famille avec qui passer le peu de temps libre. Vous vous rappelez du temps où nous avions les saisonniers en Suisse ? Ils n’avaient pas le droit non plus d’amener leur femme et enfants, ils se voyaient durant les vacances d’été où ils devaient retourner dans leur patrie ; les contrats de travail été établies sur une durée limitée. Heureusement ça a bien changé depuis. D’ailleurs, à ce sujet, un jeune blogueur a écrit récemment un article fort intéressant que je vous invite à lire ici.
Et ce sera
tout pour aujourd’hui.
17 octobre 2012
Symboles chinois
A peine de
retour sur sol singapourien, des amis ont passé, sur leur route vers
l’Australie, et j’ai profité durant une journée à les guider à travers quelques
quartiers de mon pays d’hôte.
Rapidement venait des questions, dont sur le grand nombre de symbole chinois et leurs significations. Hm, j’étais tout de même un peu embarrassée, car sur bien des choses je n’avais pas de réponse… zut alors, il va falloir y remédier !
Il y a un bon moment, je ramassais un petit livret dans mon magasin préféré (où je n’achète malheureusement jamais rien…) dans lequel Shanghai Tang décrivait un certain nombre de ces symboles. Je pense que j’ai dû le prendre autour du Nouvel Chinois. Je vais donc essayer de vous décrire quelques un de ces symboles car on les trouve un peu partout parmi des décorations de : temples, magasins, maisons, etc. Vous le savez certainement, les chinois, et les groupes ethniques attachés, sont très, très superstitieux et rien ne va sans la protection d’un ou plusieurs de ces objets dans leur entourage.
Double
Bonheur : Crée par un savant qui était arrivé, dans une même journée,
de réussir l’examen le plus distingué de la cour impérial et de se marier avec
une jeune fille. Le mot « xi »
veut dire Bonheur et depuis ce jour, ce signe est un symbole très fort utilisé
lors des mariages. La chambre des mariés est décorée de banderoles rouges avec
ce signe.
Le nœud sans fin : C’est un des
huit signes propices du Bouddhisme. Parfois on parle aussi du « mystic
dragon », il représente l’éternité et l’unité. Bien des chinois le porte
sur un collier autour du cou comme protection.
Double poissons : Une couple de poisson, surtout si c’est des carpes, symbolisent l’amour, l’harmonie et l’abondance. En outre il évoque la fertilité car les carpes pondent des œufs en abondance. Je pense qu’on le trouve également lors des mariages parmi les décorations…
Pétards : Une légende raconte qu’une mystérieuse créature féroce, Nian, terrorisait tout un peuple, toujours autour de Nouvel An. Un jour, le peuple réalisa qu’on pouvait effrayer ce monstre avec de la lumière vive, de la couleur rouge et du bruit. Ainsi ils jetaient des morceaux de bambou dans le feu, car en brulant, il craque, comme de petites explosions. Ainsi les pétards ont une forme tubulaire et sont toujours rouges.
Poissons rouges : Jin yu,
le mot est identique avec abondance d’or.
L’image d’un bol rempli de poissons rouges veut dire : Or et Jade dans ta maison. Yu veut aussi dire Jade.
Chauve-souris : Le caractère chinois pour chauve-souris
ressemble, phonétiquement, au mot Bonne
Chance. Donc, l’apparence d’un groupe de chauves-souris signifie la bonne
chance. Des médaillons avec des chauves-souris sculptés dedans sont communs et
souvent, sur les plafonds des temples on trouve la représentation de
chauves-souris. Et, souvent, il y a des colonies de vrais « batmans »
dans des temples !
Signe de la longévité : Pas grand-chose à rajouter, il dit tout ; c’est un signe que nous connaissons plutôt bien, car il nous plait esthétiquement et se trouve sur bien des objets décoratifs même chez nous. Mais bien des occidentaux ne connaissent pas sa signification.
J’espère que j’ai réussi à éveiller un peu votre curiosité avec ces explications. Mais sachez que je vous ai décrit qu’une petite partie de ces symboles, la culture chinoise est riche et trouve des significations dans beaucoup de situations, objets, gestes, au quotidien.
Rapidement venait des questions, dont sur le grand nombre de symbole chinois et leurs significations. Hm, j’étais tout de même un peu embarrassée, car sur bien des choses je n’avais pas de réponse… zut alors, il va falloir y remédier !
Il y a un bon moment, je ramassais un petit livret dans mon magasin préféré (où je n’achète malheureusement jamais rien…) dans lequel Shanghai Tang décrivait un certain nombre de ces symboles. Je pense que j’ai dû le prendre autour du Nouvel Chinois. Je vais donc essayer de vous décrire quelques un de ces symboles car on les trouve un peu partout parmi des décorations de : temples, magasins, maisons, etc. Vous le savez certainement, les chinois, et les groupes ethniques attachés, sont très, très superstitieux et rien ne va sans la protection d’un ou plusieurs de ces objets dans leur entourage.
Commençons :
Double
Bonheur : Crée par un savant qui était arrivé, dans une même journée,
de réussir l’examen le plus distingué de la cour impérial et de se marier avec
une jeune fille. Le mot « xi »
veut dire Bonheur et depuis ce jour, ce signe est un symbole très fort utilisé
lors des mariages. La chambre des mariés est décorée de banderoles rouges avec
ce signe.Double poissons : Une couple de poisson, surtout si c’est des carpes, symbolisent l’amour, l’harmonie et l’abondance. En outre il évoque la fertilité car les carpes pondent des œufs en abondance. Je pense qu’on le trouve également lors des mariages parmi les décorations…
Pétards : Une légende raconte qu’une mystérieuse créature féroce, Nian, terrorisait tout un peuple, toujours autour de Nouvel An. Un jour, le peuple réalisa qu’on pouvait effrayer ce monstre avec de la lumière vive, de la couleur rouge et du bruit. Ainsi ils jetaient des morceaux de bambou dans le feu, car en brulant, il craque, comme de petites explosions. Ainsi les pétards ont une forme tubulaire et sont toujours rouges.
Poissons rouges : Jin yu,
le mot est identique avec abondance d’or.
L’image d’un bol rempli de poissons rouges veut dire : Or et Jade dans ta maison. Yu veut aussi dire Jade.
Le chiffre 8 : Ba,
est le chiffre de bon augure, il rythme avec le mot Fa, qui veut dire prospérité.
Les chinois adorent ce nombre et essaient de l’accumuler partout, surtout dans
le numéro de leur maison/appartement ! Il porte chance, voire de l’argent…
(J’habite l’unité 01-08….et, en plus, notre propriétaire à fait installer l’appartement
par un Feng Shui Master. Pas mal, non ?)
Chauve-souris : Le caractère chinois pour chauve-souris
ressemble, phonétiquement, au mot Bonne
Chance. Donc, l’apparence d’un groupe de chauves-souris signifie la bonne
chance. Des médaillons avec des chauves-souris sculptés dedans sont communs et
souvent, sur les plafonds des temples on trouve la représentation de
chauves-souris. Et, souvent, il y a des colonies de vrais « batmans »
dans des temples !Signe de la longévité : Pas grand-chose à rajouter, il dit tout ; c’est un signe que nous connaissons plutôt bien, car il nous plait esthétiquement et se trouve sur bien des objets décoratifs même chez nous. Mais bien des occidentaux ne connaissent pas sa signification.
J’espère que j’ai réussi à éveiller un peu votre curiosité avec ces explications. Mais sachez que je vous ai décrit qu’une petite partie de ces symboles, la culture chinoise est riche et trouve des significations dans beaucoup de situations, objets, gestes, au quotidien.
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